21/10 – « J’accuse » de Roman Polanski : célébré et controversé

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Nous nous retrouvons déjà dans une semaine pour « J’accuse » de Roman Polanski. Le film sur l’affaire Dreyfus réunit une incroyable brochette d’acteurs (Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seignier, Melvil Poupaud, Matthieu Amalric, Denis Podalydès).

Il a récolté le Grand prix du jury à Venise, le César du meilleur réalisateur et le Prix Lumière de la presse internationale et a bénéficié d’un accueil critique extrêmement favorable.

Dans Positif, la revue de cinéma de l’Institut Lumière, on lit ainsi : « J’accuse » n’est pas seulement un récit neuf, exact et puissant de l’Affaire ; c’est aussi une oeuvre personnelle qui en dégage le sens le plus durable : il existe une complicité hideuse entre un mal constitutif de l’état des choses et certains hommes dotés de pouvoirs, « Rosemary’s Baby » le montrait déjà en 1968″.

Les célèbres Cahiers du cinéma en écrivent quant à eux que « Il ne s’agit bien sûr pas de transformer l’affaire Dreyfus en farce mais de rendre encore plus manifeste sa dimension monstrueuse, pour en faire découler un tragique grinçant ».

Voyez plus de critiques sur le site Allocine : https://www.allocine.fr/film/fichefilm-229982/critiques/presse/ 

En marge de la sortie du film et de sa célébration par les jurys et la critique cinématographique, il y a aussi l' »affaire Polanski » et la question récurrente et complexe de l’autonomie des oeuvres par rapport à leurs auteurs qui (ré-)enflamme régulièrement l’opinion (à propos des oeuvres de Céline, Hergé, Woody Allen, Harvey Wenstein ou même Jean-Jacques Rousseau ou Heidegger).

Nous ne trancherons pas la question sur cette page Facebook ou mercredi au ciné-club, mais nous ne voulons pas l’ignorer. Vous trouverez alors ci-dessous le lien vers la tribune publiée par Virginie Despentes dans Libération en réaction au César attribué à Roman Polanski : « Désormais, on se lève et on se barre » : https://www.liberation.fr/debats/2020/03/01/cesars-desormais-on-se-leve-et-on-se-barre_1780212

Voici aussi le lien vers l’émission « Le tour du monde des idées » intitulée « Harcèlement sexuel : peut-on distinguer nettement l’oeuvre de son auteur ? » diffusée sur France Culture le 14 février 2018 (en amont donc de la sortie de J’accuse et des nouvelles polémiques autour de son réalisateur) https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-tour-du-monde-des-idees-du-mercredi-14-fevrier-2018

Le 24 mars prochain, nous projetterons le « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma avec Noémie Merlant et Adèle Haenel qui, lors de la cérémonie des César s’était « levée et cassée » pour dénoncer l’hommage rendu à Polanski. Voici donc quelques éléments de réflexion, venez voir le film et en parler avec nous la semaine prochaine ! 

N’oubliez pas de réserver en cliquant ici ! 

20H15 – Projection

Synopsis – De 1894 à 1906, l’Affaire Dreyfus a divisé la France et connu d’importantes répercussions en Europe et dans le monde. Le Capitaine Dreyfus est accusé d’espionnage en faveur de l’Allemagne, condamné et exilé. Empruntant son titre au célèbre article qu’Emile Zola lui a consacré dans l’Aurore le 12 janvier 1906, le film retrace l’intrigue du point de vue du lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart (Jean Dujardin) qui découvre que Dreyfus est innocent et identifie le vrai coupable. Il sera cependant limogé et le coupable acquitté… Sur fond d’antisémitisme, c’est l’histoire d’une tragique erreur judiciaire reposant sur des preuves fabriquées, c’est le récit de complots, de lâcheté ordinaire, mais aussi de courage et finalement de réhabilitation.

19H45 – Ouverture des portes et placement (pas de bar, pas de Lutgarde pour le moment) 

Dans le cadre du renforcement des mesures de luttes contre la propagation du virus, le bar sera fermé jusqu’à nouvel ordre. Nous vous remercions pour votre compréhension à cet égard.

Nous vous demandons d’arriver par bulle. Chaque bulle de spectateur(s) sera placée dans la salle, par ordre d’arrivée, par l’équipe du ciné-club. Une distance d’un siège vide sera prévue entre les bulles.

Le port du masque est obligatoire pour toute personne de plus de 12 ans de même que la désinfection des mains à l’entrée du Centre culturel.

Tout cela est contraignant, mais c’est indispensable pour que nous puissions continuer à partager ensemble de beaux moments de cinéma !

Merci à nos sponsors !!!

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